Selon JPMorgan, l’action Schneider Electric devrait retrouver environ 25% de valeur malgré ses déboires boursiers en 2025

Esteban Ortega

Schneider Electric demeure l’une des plus grandes valeurs de la Bourse de Paris, notamment en raison de son exposition aux centres de données et à l’intelligence artificielle. Cependant, le groupe a enregistré une performance décevante en 2025, reculant de 1,8%, tandis que l’indice CAC 40 progressait de 10,1%. Cette contre-performance surprend d’autant plus que ses concurrents directs, comme Legrand, affichent des gains de 38% sur la même période.

L’importance de Schneider Electric dans la composition de l’indice parisien est considérable. Selon les dernières données d’Euronext, le groupe représente 7,74% du CAC 40, ce qui en fait la plus grande pondération de l’indice. Cette position signifie qu’une variation de 3% du titre entraîne à elle seule une variation de 0,23% de l’indice CAC 40.

Les résultats du groupe ont régulièrement déçu les investisseurs au cours de l’année. Le premier trimestre a montré une croissance inférieure aux attentes, tandis que les résultats du premier semestre ont été qualifiés de peu inspirants par les analystes. En octobre, Schneider a par ailleurs abaissé ses objectifs de croissance pour 2025. Barclays analyse cette situation en affirmant que le groupe a été victime de son propre succès, en raison des hauts standards fixés précédemment par ses performances exceptionnelles.

JPMorgan considère que ce repli n’est qu’une anicroche temporaire. La banque américaine a rehaussé son opinion sur le titre à surpondérer, passant d’une position neutre. Son nouvel objectif de cours s’établit à 285 euros, contre 220 euros précédemment, offrant ainsi un potentiel de 24,1% à court terme. La banque estime que le point d’entrée actuel est attrayant pour les investisseurs.

Les fondamentaux de croissance de Schneider restent intacts selon JPMorgan. Le groupe dispose du meilleur portefeuille d’exposition aux marchés finaux attractifs à long terme et maintient une croissance organique supérieure à celle de ses pairs. Les difficultés de 2025 proviennent principalement des tarifs douaniers et des effets de change négatifs, facteurs considérés comme non structurels. La banque anticipe une amélioration des perspectives après la journée investisseurs prévue le 11 décembre.

Morgan Stanley a également adopté une position optimiste avant JPMorgan, revenant à l’achat fin octobre. Cette banque projette une amélioration significative de la rentabilité du groupe dans les années à venir. Elle souligne également l’importance du partenariat noué avec Nvidia et prévoit une croissance de 20% pour la division centre de données en 2026, puis de 15% en 2027.

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