La Fed aura un nouveau gouverneur désigné par Trump, ce qui impacte fortement les marchés

La Fed aura un nouveau gouverneur désigné par Trump, ce qui impacte fortement les marchés

Esteban Ortega

La séance de lundi s’est déroulée sous le signe de la retenue, les intervenants attendant des statistiques économiques cruciales aux États-Unis. L’indice PCE et la réunion du comité de politique monétaire prévue le 10 décembre captent particulièrement l’attention. Une baisse de 25 points de base du dollar est attendue, mais la trajectoire des taux pour 2026 demeure incertaine pour les opérateurs.

Donald Trump s’apprête à dévoiler d’ici Noël le nom du prochain président de la Réserve Fédérale. Le président a confirmé dimanche son choix final. Kevin Hassett, directeur du Conseil économique national et proche allié de Trump, apparaît comme le favori selon plusieurs sources. D’autres candidats, dont Christopher Waller, Michelle Bowman, Kevin Warsh et Rick Rieder de BlackRock, figurent parmi les finalistes envisagés.

Le profil du futur leader de la Fed pourrait engendrer une orientation nettement plus souple. Trump a clairement indiqué son souhait que le prochain président amorce rapidement des réductions de taux d’intérêt pour soutenir la croissance économique.

Un clivage potentiel au sein de l’institution fédérale préoccupe les investisseurs. Les responsables de la Fed manifestent des désaccords publics sur les priorités entre contrôle inflationniste et relance de l’emploi. Certains dirigeants prônaient la prudence et le maintien des taux, provoquant des baisses de marché. Récemment, des positions plus accommodantes ont émergé, soutenant les indices boursiers à Wall Street.

Les données clés précédant le vote de décembre méritent une surveillance étroite. Les inscriptions hebdomadaires au chômage du 4 décembre, l’indice PCE du 5 décembre et l’indice de confiance des consommateurs du Michigan constituent les principaux indicateurs à observer. L’indice PCE demeure la mesure préférée par la Fed pour évaluer la dynamique inflationniste.

Sur le marché des valeurs, Airbus a chuté de 5,8% suite à l’annonce d’un nouveau problème de qualité affectant ses A320. La société a indiqué qu’environ 100 appareils restaient immobilisés. Bureau Veritas a reculé de 2,9% après un abaissement de recommandation par la Royal Bank of Canada. Air France-KLM a bondi de 7,6%, JPMorgan revenant à une recommandation surpondérée.

Outre-Atlantique, les principaux indices ont souffert après le long weekend de Thanksgiving. Le Dow Jones a perdu 0,90%, le Nasdaq Composite 0,38%, tandis que le S&P500 s’est déprecié de 0,53% à 6 812 points. L’euro s’échangeait à 1,1590 dollar, le baril de WTI à 59,60 dollar, et le rendement des obligations à dix ans dépassait légèrement 4,04%.

Le CAC 40 affiche des signaux techniques fragiles à court terme. Le support intermédiaire à 8 000 points s’avère fortement fragilisé, notamment en raison du gap du 18 novembre et de la réaction mitigée suite au comblement complet du précédent écart. La base de travail actuelle se situe entre 8 000 et 8 260 points, où s’accumule probablement l’énergie du marché.

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