
À l’approche de la fin de l’année, les débats autour des deux textes budgétaires fondamentaux pour la continuité de l’État progressent. Le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale doivent être promulgués avant le 31 décembre pour entrer en vigueur dès 2026. Sébastien Lecornu met l’accent sur l’urgence d’adopter un budget, avertissant que son absence représenterait le vrai danger pour le pays.
Le Premier ministre estime que ce moment constitue une clarification nationale cruciale où chacun devra se positionner. Il précise que le budget 2026 ne reflétera pas ses convictions personnelles, mais représentera plutôt un compromis issu du Parlement. Lecornu a exclu toute possibilité d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution, qui permet d’adopter un texte sans vote des députés, préférant négocier avec les différentes forces politiques.
Des rencontres se multiplient entre le gouvernement et les oppositions. Lecornu a déjà rencontré les représentants du groupe LIOT et des Républicains, avant de s’entretenir avec les leaders du Parti socialiste, du Parti communiste français, des Écologistes et du Rassemblement national. Olivier Faure s’est montré optimiste quant à la possibilité d’un compromis, affirmant que les discussions progressaient dans la bonne direction. Roland Lescure, ministre de l’Économie, a également confirmé qu’un accord restait envisageable.
Le calendrier devient de plus en plus serré. Le projet de budget de la Sécurité sociale revient à l’Assemblée nationale le 2 décembre pour une nouvelle lecture. Le Sénat a supprimé la suspension de la réforme des retraites et rejeté la hausse de la CSG sur les revenus du capital. Un vote solennel est prévu le 9 décembre, avec une date limite d’adoption fixée au 12 décembre minuit.
Pour le projet de loi de finances, le Sénat doit se prononcer le 4 décembre avant d’examiner les dépenses budgétaires. L’Assemblée nationale dispose jusqu’au 23 décembre pour adopter le PLF. Une commission mixte paritaire, composée de sept députés et sept sénateurs, devra trouver un accord si les deux chambres divergent. Sans texte adopté, le gouvernement pourrait recourir aux ordonnances ou, pour le seul PLF, à un projet de loi spéciale à déposer avant le 19 décembre.



