
Les actions de Wells Fargo ont connu une hausse significative de plus de 3 % mercredi avant l’ouverture des marchés. Cette progression intervient après que la Réserve fédérale américaine a décidé de lever le plafond imposé sur les actifs de la banque depuis plusieurs années.
Ce plafond, fixé à 1 950 milliards de dollars, avait été instauré par la Fed en 2018. L’objectif était de limiter la croissance de la banque jusqu’à ce que les problèmes liés au scandale des faux comptes de 2016 soient résolus de manière satisfaisante par les régulateurs.
La décision de lever cette restriction a été prise à l’unanimité par le conseil d’administration de la Fed. C’était une mesure inédite, car jamais auparavant la banque centrale n’avait ordonné à une institution de stopper sa croissance pour corriger des défaillances internes.
Les analystes de Barclays ont commenté cette évolution en soulignant : « Nous nous attendons à ce que la société se développe de manière très contrôlée et dans le respect de la même tolérance au risque qu’elle a toujours affichée. » Ils prévoient une croissance progressive et linéaire pour Wells Fargo.
Pour Charlie Scharf, PDG de Wells Fargo depuis 2019, cette décision représente une avancée significative. Depuis son arrivée, il a dû faire face à de nombreuses contraintes réglementaires et juridiques, tandis que ses concurrents continuaient à croître.
En effet, depuis 2018, JPMorgan Chase a vu ses actifs augmenter de près de 2 000 milliards de dollars, et Bank of America d’environ 1 000 milliards de dollars. Wells Fargo ambitionne désormais de se développer dans des secteurs comme les cartes de crédit et la gestion de patrimoine.
Selon la Deutsche Bank, « la suppression du plafond sur les actifs, combinée à des investissements importants dans de nombreuses activités clés, permettra une croissance du bénéfice par action de près de 20 % par an entre 2026 et 2028 ».



