Les provisions et frais supérieurs aux prévisions font plonger le cours de Crédit Agricole SA de plus de trois pour cent à la Bourse

Esteban Ortega

Crédit Agricole SA a dévoilé ses résultats du quatrième trimestre 2025 le mercredi 4 février, révélant des performances en deçà des anticipations. Le bénéfice avant impôts s’est établi à 1,6 milliard d’euros, inférieur de 11% au consensus des analystes. Cette déception a provoqué une baisse de 2,8% du cours de l’action, figurant parmi les plus fortes chutes du CAC 40 ce jour-là.

Bien que le bénéfice net trimestriel ait atteint 1,025 milliard d’euros, dépassant légèrement les prévisions de 996 millions d’euros, cette surperformance cache une réalité moins flatteuse. Des charges d’exploitation se sont avérées substantiellement plus élevées qu’attendu. Les analystes de Jefferies ont noté que cette apparente bonne surprise s’explique principalement par des impôts moins lourds que prévu.

Les charges d’exploitation ont atteint 4,1 milliards d’euros contre un consensus de 3,94 milliards d’euros. Surtout, le coût du risque a dépassé les attentes avec 629 millions d’euros de provisions, comparé à 520 millions d’euros prévus. Des provisions juridiques relatives au crédit automobile britannique et à la banque italienne Banca Progetto ont particulièrement pesé sur ces résultats.

Sur le plan positif, les revenus ont surpassé les projections avec un produit net bancaire de 6,97 milliards d’euros contre 6,79 milliards d’euros attendus. La filiale de détail LCL a enregistré une croissance notable, notamment grâce à une progression de 11,2% de la marge nette d’intérêt en glissement annuel. Cependant, LCL a également subi un coût du risque supérieur aux prévisions en raison de provisions accrues sur les entreprises du secteur commerce et distribution.

Pour l’exercice complet 2025, Crédit Agricole SA a publié des revenus en progression de 3,3% à 28,08 milliards d’euros, avec un résultat net stable à 7,074 milliards d’euros. La banque versera un dividende de 1,13 euro au titre de 2026. Malgré les déceptions trimestrielles, les analystes identifient des tendances positives dans la banque de détail et la gestion d’épargne, suggérant que l’action pourrait être sous-évaluée à court terme.

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